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Introduction au Latex

Voici une courte introduction au Latex ! Elle est destinée aux débutants, je rappelle comment les fichiers tex sont compilés et visualisés à l’aide des utilitaires xdvi et ghostview. Les principales commandes et environnement sont répertoriés. Bonne lecture !!!

Introduction

Le latex est un langage permettant de créer des documents écrits (lettre, compte-rendu, rapport, thèse, etc...). Il permet en outre d’élaborer des documents destinés aux scientifiques . De la même manière que le langage C, le latex est un langage compilé. Il permet d’obtenir un rendu similaire aux ouvrages scientifiques que l’on a coutume de consulter. Le Tex fut créé en 1978 par Donald E. Knuth . Son idée fut d’abord de remédier aux difficultés du monde de l’édition. Ce n’est que par la suite que d’autres chercheurs, comme Lessie Lamport, ont décidé de mettre en place des macros. Ce n’est qu’en 1982 que le métalangage LateX est né.

Fichier de base

Voici le contenu d’un fichier de base disponible ici pour débuter le LaTeX. Ouvrez un éditeur et tapez ce qui suit

- Ligne 1 : c’est la classe de notre document. En l’occurence, ici c’est article dont les caractères font une taille de 12 points.
- Ligne 2 : on charge le paquet latin1 avec pour option inputenc. Cela permet d’utiliser des accents, c’est le cas du français !
- Ligne 3 : on charge la typographie française
- Ligne 4 : on utilise l’encodage T1. Pour vulgariser cela, je dirais que cet encodage permet de palier aux glyphes manquants dans les polices PostScript !!! N’ayez pas peur !!!
- Ligne 6 : ouverture du document
- Ligne 7 : le contenu de notre document, à noter que la commande \Latex permet d’écrire d’écire le logo LaTeX
- Ligne 8 : fermeture du document

Compilation

Nous avons vu lors de l’introduction que le latex est un langage compilé. La compilation se fait comme suit :
latex nom_du_fichier.tex
Par exemple :

latex base.tex

lorsque vous avez compilé le fichier, on obtient en sortie un fichier de même nom mais avec l’extension dvi. En l’occurence le fichier généré ici sera base.dvi. Pour pouvoir visionner le fichier base.dvi, on utilise le programme xdvi.

xdvi base.dvi &

Néanmoins, il se peut que la compilation échoue. Cela veut dire notamment que vous vous êtes trompés dans une des commandes latex de votre fichier. En général, si la compilation échoue, vous verrez en sortie sur votre console les numéros de lignes correspondants aux erreurs que vous avez faites. Lorsqu’une compilation a échoué, tapez x. Cela permettra d’arrêter la compilation.

Le format PostScript

Alors qu’est-ce que le PostScript ? C’est un format utilisé pour décrire les pages à une imprimante. C’est un langage opérationnel permettant de décrire aux imprimantes l’aspect graphique des pages que l’on désire imprimer. Tous les systèmes Linux, Unix et Macintosh ont pour format standard le PostScript. L’idée à présent est de construire un fichier PostScript à partir du fichier dvi générés par latex. Pour cela nous allons utiliser la commande dvips.

dvips base.dvi -o

le résultat obtenu dans la console indique le nombre de pages de votre fichier PostScript. La commande - o permet de générer directement les fichiers PostScript base.ps . Si vous désirez obtenir un nom de fichier différent de celui base.ps, alors tapez :

dvips -o intro.ps base.dvi

Pour afficher les fichiers de format PostScript, on utilise le logiciel gv (pour Ghostview). Il est appelé comme suit :

ghostview base.ps &

en pratique si on veut imprimer un fichier PostScript, on procède comme suit :

lpr base.ps

si l’on veut imprimer en recto verso on utilise la commande de Zdouble :

lpr -Zdouble base.ps

Enfin, et cela s’avère souvent utile pour l’économie de papier, on peut imprimer deux pages par feuille voir plus :

lpr -o number-up=2 fichier.ps

Commandes de base

Voici quelques commandes de base essentielles pour bien débuter le latex. Les commandes commencent toutes par l’antislash \. Lorsque ces dernières ont des arguments, ils sont entre des accolades. Quant aux options, elles sont entre crochets et précèdent toujours les arguments :

\commande[option]argument

Le double antislash \\ permet de forçer le passage à la ligne. Enfin le caractère $ permet d’ouvrir et de fermer le mode mathématique. Nous verrons par la suite les principaux environnements mathématiques. Voici quelques exemples de commandes de base.

Fraction
\frac{a}{b}
\frac{a}{b}
Multiplication
x \times y=xy
x \times y=xy
Indice simple
u_n
u_n
Indice multiple
f_{xy}
f_{xy}
Exposant simple
a^3
a^3
Exposant multiple
x^{3a}
x^{3a}
Racine Carrée
\sqrt{2}
\sqrt{2}
Racine n-ième
\sqrt[n]{2}
\sqrt[n]{2}
Somme
\sum_{k=1}^{n}u_k
\sum_{k=1}^{n}u_k
Limite
\lim_{x \to +\infty}f(x)
\lim_{x \to +\infty}f(x)
Intégrale
\int_{a}^{b}f(x)dx
\int_{a}^{b}f(x)dx
Vecteur
\vec{u}=\vec{AB}
\vec{u}=\vec{AB}
Angle
\widehat{ABC}
\widehat{ABC}
Conjugué
\overline{z+z'}
\overline{z+z'}

Voici un exemple d’inclusion de telles commandes :

La première identité remarquable: $(a+b)^2=a^2+2ab+b^2$.\\
On considère le repère $(O,\vec{i},\vec{j})$.\\
Montrez que la suite $u_n$ converge vers $\sqrt{\sqrt{\sqrt{\sqrt{2}}}}$.\\

Les lettres grecques

\alpha \alpha \eta \eta \nu \nu \varsigma \varsigma
\beta \beta \theta \theta \pi \pi \tau \tau
\gamma \gamma \vartheta \vartheta \varpi \varpi \upsilon \upsilon
\delta \delta \iota \iota \rho \rho \phi \phi
\epsilon \epsilon \kappa \kappa \varrho \varrho \varphi \varphi
\varepsilon \varepsilon \lambda \lambda \sigma \sigma \chi \chi
\zeta \zeta \mu \mu \xi \xi \psi \psi
\omega \omega \Gamma \Gamma \Delta \Delta \Theta \Theta
\Lambda \Lambda \Xi \Xi \Pi \Pi \Sigma \Sigma
\Upsilon \Upsilon \Phi \Phi \Psi \Psi \Omega \Omega

Environnements

Mise en page

On présente ici quelques environnements de mise en page, notamment ceux concernant les textes justifiés. Voici quelques exemples.

\begin{flushleft}
Texte justifié à gauche
\end{flushleft}

\begin{flushright}
Texte justifié à droite
\end{flushright}

\begin{center}
Texte centré
\end{center}

Listes

Les listes ou énumérations sont couramment utilisés en LaTeX. Nous étudions ici les principales format de listes que LaTeX propose. La commande \item permet de définir une énumération. Tout d’abord l’environnement itemize, c’est l’environnement le plus utilisé dans la langue française. Chaque énumération est précedée d’un tiret.

\begin{itemize}
\item mon premier item
\item mon second item
\item mon troisième item
\end{itemize}

Quant à l’environnement enumerate, il dispose d’un compteur : chaque appel de la commande \item provoquera une incrémentation de ce compteur.

\begin{enumerate}
\item 1er
\item second
\item troisième
\end{enumerate}

Enfin, on termine par l’environnement description. Ce dernier permet de définir un attribut à chaque énumeration comme dans l’exemple suivant.

\begin{description}
\item[Nom] Soualem
\item[Prénom] Nadir
\item[Sexe] Masculin
\end{description}

Vers et Poésie ...

\begin{verse}
Non pas que je sois fétichiste mais j'aime le \Latex \\
Il est la plume des scientifiques qui ne se prennent pas la tête,\\
Meilleur que les logiciels de Billou,\\
Il vous réjouit avant tout.
\end{verse}

Mode Verbatim

Le mode verbatim permet de voir le code tel qu’il est écrit :

\begin{verbatim}
\begin{quotation}
Le c\oe ur a ses raisons que la raison ne connaît pas.
\end{quotation}
\end{verbatim}

Mode Quotation

Le mode quotation permet de faire des citations :

\begin{quotation}
Le c\oe ur a ses raisons que la raison ne connaît pas.
\end{quotation}

Tableaux

En LaTeX, les tableaux sont représentés par l’environnement tabular. Le nombre de colonnes est défini après tabular entre crochets. Si on veut 3 colonnes, alors

\begin{tabular}{crl}

si, on veut 7 colonnes

\begin{tabular}{crccllr}

on devine clairement qu’il y a autant de colonnes que de lettres. À quoi correspondent les lettres l, r et c ?
- l : left, le contenu de la colonne sera justifié à gauche
- r : right, le contenu de la colonne sera justifié à droite
- c : center, le contenu de la colonne sera centré.

Par défaut, notre tableau ne possède ni de bordures, ni d’intercolonnes. Pour spécifier, une bordure ou une intercolonne, on utilise dans la définition de notre environnement tabular, le séparateur |.
Voici un tableau possèdant 3 colonnes. Ici ce tableau possède des bordures et des intercolonnes.

\begin{tabular}{|c|r|l|}

Celui-ci que des intercolonnes :

\begin{tabular}{c|l|l}

Enfin ce dernier tableau possède que des bordures :

\begin{tabular}{|crc|}

On peut aussi s’amuser à mettre qu’une bordure droite :

\begin{tabular}{|llc}

Une question naturelle se pose alors : comment faire des interlignes ou des bordures horizontales de tableaux ? C’est au sein même du tableau que l’on va utiliser l’attribut \hline La commande \hline va permettre de créer un séparateur horizontal. Enfin il faut créer des séparateurs de colonnes à chaque ligne de notre tableau. C’est le rôle du caractère &. Si on a 3 colonnes, il faut deux séparateurs & de telle manière à disposer les éléments du tableau comme suit

élément1 & élément2 & élément3 \\

le double antislash \\ permet de passer à la ligne suivante. Les exemples suivants permettent mieux d’appréhender la notion de tableaux.

\begin{tabular}{|l|r|c|}
\hline
$\alpha$ & $\beta$ & $\gamma$ \\
la lettre a & la lettre b & la lettre g \\
\hline
$\xi$ & $\lambda$ & $\rho$ \\
la lettre x & la lettre l & la lettre r\\
\hline
\end{tabular}

\begin{tabular}{lrc}
\hline
$\alpha$ & $\beta$ & $\gamma$ \\
la lettre a & la lettre b & la lettre g \\
\hline
$\xi$ & $\lambda$ & $\rho$ \\
la lettre x & la lettre l & la lettre r\\
\hline
\end{tabular}

Symboles mathématiques

J’ai essayé tant bien que mal de répertorier l’ensemble des principaux symboles mathématiques les plus communément utilisés. Si un symbole important a été omis veuillez m’en excuser par avance et m’en avertir par email. A noter que pour les caractères exotiques je vous conseille vivement d’inclure les packages suivant dans votre préambule.

\usepackage{amsmath}
\usepackage{amsfonts}
\usepackage{amssymb}

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